Maître Beija-Flôr

mestre Beija-Flôr

Gilberto Quini est né à Ribeirão Preto, état de São Paulo, Brésil, le 22 septembre 1959. En 1972, il s’installa avec sa mère à São Vicente, près de Santos, le grand port de São Paulo, où il connut la capoeira dans l’académie Senzala dirigée par Maître Sombra. Il suit également l’enseignement des écoles de Samba X9, Padre Paulo, Imperio do Samba et des cours de danse moderne.

Il fut surnommé Beija-Flôr (colibri) à cause de son étonnant jeu acrobatique. En 1979, Maître Sombra lui décerne sa première ceinture de contreMaître de Capoeira de l’association Senzala de Santos. Il participe à plusieurs festivals de Capoeira de la fédération de São-Paulo et reçoit le titre de meilleur capoeiriste à plusieurs reprises. Il reçut le cordon de maître de capoeira, premier niveau, de la Fédération Pauliste de capoeira, en 1988, et celui de maître de capoeira, par la Confédération Brésilienne de Capoeira, en 1992.

En 1987, il eut l’occasion de voyager en Europe avec une compagnie de spectacles. Il décida de s’installer à Paris, ce qu’il fit l’année suivante, fondant l’Association de Capoeira Paname. Son souci majeur est de transmettre l’art de la Capoeira dans son intégralité, dans toute sa beauté, et sous tout ses aspects : le sport, la danse, la lutte, l’expression corporelle, l’expression musicale, le jeu et l’apprentissage des règles, mais aussi une philosophie de vie. Ce qui implique que le respect des autres et de leur environnement, l’esprit d’équipe et la maîtrise de soi sont primordiaux.

Depuis cette époque, son histoire et celle de l’association sont étroitement mêlées. En 1994, il enregistre « Capoeira Senzala de Santos», un disque édité chez Buda Musique dans la collection des Musiques du Monde, qui remporte trois diapasons d’or l’année suivante. Après le succès du premier, puis du deuxième disque, il est invité à en enregistrer un troisième, actuellement en cours d’élaboration.

Créateur de spectacles mêlant Capoeira, samba, berimbau et candomblé, Beija-Flôr ne tarde pas à monter avec quelques élèves, une compagnie à l’intérieur de l’association Capoeira Paname, avec laquelle il montera plusieurs spectacles dont : « Les Danses Urbaines » pour la Villette, mais aussi : « l’Histoire d’un Peuple » unissant danse, Capoeira et théâtre. Dernière création en date : « Le Berimbau », spectacle retraçant l’histoire de la Capoeira, de son passé africain à nos jours (Théâtre de l’Opprimé, Atrium en Martinique, Théâtre national de Santos au Brésil).

Avec le chorégraphe, Armando Pekeno, il travaille sur l’alliance de la Capoeira et de la danse afro-brésilienne.
Sollicité par Rui Frati, le directeur du Théâtre de l’Opprimé à Paris, Maître Beija-Flôr y propose des ateliers d’expressions pour des jeunes en difficultés, utilisant la Capoeira comme exutoire pour exprimer l’oppression et la violence subies au quotidien.

Aujourd’hui Président de la Fédération Française de Capoeira Senzala de Santos, il travaille en collaboration avec divers centres culturels, théâtres et écoles afin de faire mieux connaître la Capoeira en France.

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